Frédéric ANTHONE

vous présente son travail:


 

Ayant passé 10 mois en Inde dans le but de

réaliser un reportage photographique pour plusieurs O.N.G (Organisation Non Gouvernemantale)

sur le travail des enfants, j'ai aussi pu compléter et approfondir un travail sur les enfants

de la rue. L'objet de ce reportage est d'apporter un témoignage sur la vie,

faite de joie, de peur, de bagarres des enfants vivant à Howrah Station, la

principale gare de Calcutta. C'est pour ces enfants sans enfance, dont

certains n'ont pas plus de 5 ans, une lutte quotidienne pour la survie ,

rythmée en fonction des arrivées et des départs des trains.

 

Les photos exposées à l'Espace Xavier

Rousseau à ARGENTAN ont été réalisées sur une période de 4 mois étalée tout

au long de l'année 1999. Le fait d'avoir passé beaucoup de temps avec ces

enfants m'a permis de me faire accepter et de gagner leur confiance. Ainsi,

oubliant ma présence et surtout celle de l'objectif, j'ai essayé de montrer

quelques moments de leur vie que j'ai eu le grand privilège de partager. Ces

enfants viennent en général d'horizons très différents et ont, soit quitté

délibérément leur foyer suite à de mauvais traitements, soit été abandonnés

par leur famille dans l'impossibilité de les nourrir, d'autres se sont

perdus lors des grands rassemblements religieux et ont échoué à la gare,

d'autres enfin sont orphelins. Peu de filles vivent à la gare. Elles

semblent moins enclines à quitter leur famille parce que moins intrépides.

De plus, facilement repérées, elles seraient de potentielles victimes

d'agressions sexuelles. Les rares que l'on croise ont leur famille qui vit

aux alentours , sur un bout de trottoir ou un bidonville proche. Elles se

trouvent là pour gagner quelques roupies en faisant de petits boulots.Pour gagner leur vie

les enfants sont amenés, à cirer les chaussures des

voyageurs, à nettoyer les trains ou à collecter les bouteilles vides

récupérées afin de les revendre aux petites échoppes sur les quais. D'autres

rejoignent pendant la journée les endroits plus touristiques de Calcutta,

mendient, font des shows (danse, chant, acrobaties, etc...). D'autres encore

ont des emplois un peu plus stables, serveurs dans de petites échoppes,

chiffonniers mais se font exploiter par les adultes. Cet argent gagné qu'il

faut dépenser rapidement au risque de se le faire voler leur permet outre de

se nourrir, d'aller parfois au cinéma. Ignorés, maltraités, manquant

d'affection, ils vivent pour la plupart en bande pour se sécuriser mais

demeurent malgré tout toujours sur le qui-vive, craignant les rafles des

policiers qui les emprisonnent pour de longues périodes.

 

Ne parlant pas le Bengali, un ancien

gosse de la gare m'accompagnait régulièrement. Il m'a servi de relais et

permis de dialoguer, d'échanger et d'avoir toutes les informations sur la

vie de ces enfants. J'ai été confronté à deux problèmes majeurs :

l'interdiction formelle de photographier dans l'enceinte de la gare et les

remarques des voyageurs me suspectant de vouloir gagner de l'argent sur le

dos des gosses. Ils m'interpellaient souvent, bien qu'ils considèrent ces

enfant comme de sales gamins qu'il faut chasser ou ignorer.

 

Les O.N.G qui travaillent à la gare leur

apportent un réconfort, une écoute et essayent de convaincre les enfants de

rejoindre une structure d'accueil. C'est le cas du foyer créé par Fabienne

FICHET (http://www.multimania.com/galopinscalcutta/)

que j'ai eu le privilège de voir naître et grandir. C'est aujourd'hui

près de neufs enfants qui se voient offrir une chance de sortir de la rue.

Ils sont scolarisés, pratiquent de nombreuses activités sportives et

manuelles, visitent des musées, vont au cinéma mangent une nourriture

équilibrée et retrouvent peu à peu une confiance perdue au sein de cette

nouvelle famille.

 

Ce reportage dont sont extraites les

quelques photographies ci-jointes, a été réalisé avec un Leica M6 (35mn,

summicron), un Nikon F90X (35-70 . 2.8) et de la TRIX parfois poussée à 800

voir 1600 ISO car comme évoqué précédemment, je ne pouvais pas employer de

flash afin de passer le plus inaperçu possible.

 

 

Les photos jointes ont été réalisée lors

de ce voyage et sont destinées à la vente.

Les tirages de qualité professionnelle pourront être conservés plusieurs

décennies.

Ils seront effectués sur papier Baryté (cartoline) au prix de :

250FF pour un tirage 24X30

350FF pour un tirage 30X40.

Merci de passer commande sur la messagerie de l'Espace Xavier Rousseau qui

transmettra.

 

 

 

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