vous présente son travail:
Ayant passé 10 mois en Inde dans le but de
réaliser un reportage photographique pour plusieurs O.N.G (Organisation Non Gouvernemantale)
sur le travail des enfants, j'ai aussi pu compléter et approfondir un travail sur les enfants
de la rue. L'objet de ce reportage est d'apporter un témoignage sur la vie,
faite de joie, de peur, de bagarres des enfants vivant à Howrah Station, la
principale gare de Calcutta. C'est pour ces enfants sans enfance, dont
certains n'ont pas plus de 5 ans, une lutte quotidienne pour la survie ,
rythmée en fonction des arrivées et des départs des trains.
Les photos exposées à l'Espace Xavier
Rousseau à ARGENTAN ont été réalisées sur une période de 4 mois étalée tout
au long de l'année 1999. Le fait d'avoir passé beaucoup de temps avec ces
enfants m'a permis de me faire accepter et de gagner leur confiance. Ainsi,
oubliant ma présence et surtout celle de l'objectif, j'ai essayé de montrer
quelques moments de leur vie que j'ai eu le grand privilège de partager. Ces
enfants viennent en général d'horizons très différents et ont, soit quitté
délibérément leur foyer suite à de mauvais traitements, soit été abandonnés
par leur famille dans l'impossibilité de les nourrir, d'autres se sont
perdus lors des grands rassemblements religieux et ont échoué à la gare,
d'autres enfin sont orphelins. Peu de filles vivent à la gare. Elles
semblent moins enclines à quitter leur famille parce que moins intrépides.
De plus, facilement repérées, elles seraient de potentielles victimes
d'agressions sexuelles. Les rares que l'on croise ont leur famille qui vit
aux alentours , sur un bout de trottoir ou un bidonville proche. Elles se
trouvent là pour gagner quelques roupies en faisant de petits boulots.Pour gagner leur vie
les enfants sont amenés, à cirer les chaussures des
voyageurs, à nettoyer les trains ou à collecter les bouteilles vides
récupérées afin de les revendre aux petites échoppes sur les quais. D'autres
rejoignent pendant la journée les endroits plus touristiques de Calcutta,
mendient, font des shows (danse, chant, acrobaties, etc...). D'autres encore
ont des emplois un peu plus stables, serveurs dans de petites échoppes,
chiffonniers mais se font exploiter par les adultes. Cet argent gagné qu'il
faut dépenser rapidement au risque de se le faire voler leur permet outre de
se nourrir, d'aller parfois au cinéma. Ignorés, maltraités, manquant
d'affection, ils vivent pour la plupart en bande pour se sécuriser mais
demeurent malgré tout toujours sur le qui-vive, craignant les rafles des
policiers qui les emprisonnent pour de longues périodes.
Ne parlant pas le Bengali, un ancien
gosse de la gare m'accompagnait régulièrement. Il m'a servi de relais et
permis de dialoguer, d'échanger et d'avoir toutes les informations sur la
vie de ces enfants. J'ai été confronté à deux problèmes majeurs :
l'interdiction formelle de photographier dans l'enceinte de la gare et les
remarques des voyageurs me suspectant de vouloir gagner de l'argent sur le
dos des gosses. Ils m'interpellaient souvent, bien qu'ils considèrent ces
enfant comme de sales gamins qu'il faut chasser ou ignorer.
Les O.N.G qui travaillent à la gare leur
apportent un réconfort, une écoute et essayent de convaincre les enfants de
rejoindre une structure d'accueil. C'est le cas du foyer créé par Fabienne
FICHET (http://www.multimania.com/galopinscalcutta/)
que j'ai eu le privilège de voir naître et grandir. C'est aujourd'hui
près de neufs enfants qui se voient offrir une chance de sortir de la rue.
Ils sont scolarisés, pratiquent de nombreuses activités sportives et
manuelles, visitent des musées, vont au cinéma mangent une nourriture
équilibrée et retrouvent peu à peu une confiance perdue au sein de cette
nouvelle famille.
Ce reportage dont sont extraites les
quelques photographies ci-jointes, a été réalisé avec un Leica M6 (35mn,
summicron), un Nikon F90X (35-70 . 2.8) et de la TRIX parfois poussée à 800
voir 1600 ISO car comme évoqué précédemment, je ne pouvais pas employer de
flash afin de passer le plus inaperçu possible.
Les photos jointes ont été réalisée lors
de ce voyage et sont destinées à la vente.
Les tirages de qualité professionnelle pourront être conservés plusieurs
décennies.
Ils seront effectués sur papier Baryté (cartoline) au prix de :
250FF pour un tirage 24X30
350FF pour un tirage 30X40.
Merci de passer commande sur la messagerie de l'Espace Xavier Rousseau qui
transmettra.